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Titre : Pourquoi le pouvoir déforme tout ce que vous touchez.

il y a 12 heures
1 min de lecture

L'une des plus grandes illusions du rôle de dirigeant est de croire que l'on garde des relations "normales" avec son environnement dès lors que l'on reste accessible ou sympathique.

C'est oublier une mécanique relationnelle lourde : dès que vous exercez du pouvoir, votre position déforme le signal.


Plus la structure grandit, plus le cercle vicieux s'installe :

·         On vous flatte pour rassurer vos décisions, ou l'on vous affronte pour exister face à vous.

·         Rarement l'on vient vous indiquer spontanément là où votre talent s'arrête et où vos limites commencent.


·         Vous vous retrouvez pris dans un paradoxe : au centre de l'attention générale, mais privé d'un feedback objectif sur ce que vous êtes réellement en train de produire.

Comme un enfant qui cherche l'attention de ses parents, nous avons tous un besoin fondamental de reconnaissance. En tant que dirigeant, il est tentant de combler ce besoin à travers le regard de ses équipes ou l'assentiment de son conseil.

Mais à utiliser son entreprise comme un miroir de sa propre valeur, on transforme la toute-puissance apparente en une impuissance bien réelle.


La maturité d'un dirigeant commence le jour où il cesse d'attendre de son organisation qu'elle le rassure sur son rôle. C'est accepter d'avoir des zones d'ombre, de ne pas être l'unique réponse aux problèmes de la boîte, et d'organiser son propre contournement.

Autour de vous aujourd'hui : qui a encore la liberté de vous montrer les limites de votre talent sans craindre votre réaction ?

 
 
 

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